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17 juillet


Interview de Kabaka, l’invité de Texture pour l’Ambiance Électronique 2

Mercredi 11 octobre, carte blanche est donnée au collectif rennais Texture pour l’Ambiance Électronique 2 au Théâtre du Vieux Saint-Étienne, coeur de festival Maintenant 2017. Organisateurs d’événements conviviaux, insolites et musicaux, les Rennais de Texture réunissent techno, house et expérimental. En attendant cette soirée, leur invité Kabaka a accepté de répondre aux questions de Timothy Gaignoux.


Kabaka en quelques mots c’est qui ?

Kabaka ? C’est Jonathan, un type de 23 ans qui passe sa vie dans son home studio en proche banlieue parisienne. A ce qu’il paraît je suis un fétichiste du vinyle.

 

Kabaka ça sort d’où d’ailleurs ?

« Kabaka » c’est le titre des rois du Buganda, moi sinon j’habite à Maisons-Alfort à 30 minutes de Paris.

 

Comment est-ce que tu t’es retrouvé dans l’électro ?

Ça a commencé avec un pote au lycée qui m’a un peu tout appris sur la M.A.O (Musique Assistée par Ordinateur), puis j’ai commencé à squatter les clubs parisiens quand j’étais à la fac avec mon meilleur ami. J’ai découvert les résidences du label CLEKCLEKBOOM au Social Club et là je me suis dit « OK, c’est ce genre de musique que je veux faire ». J’ai commencé le mix sur vinyle bien plus tard avec Thomas de chez Slowciety, c’est un peu mon coach dans le deejaying.

 

Quelles sont tes inspirations musicales ?

Elles sont en constante évolution, mais je me ressource surtout dans les productions old school de techno, de deep house italiennes et new-yorkaises. C’était sans doute pas aussi ergonomique qu’aujourd’hui de composer à l’époque, mais je trouve que les types étaient plus originaux et plus créatifs. Clairement, je fais parti de ces nostalgiques des années 90 et 2000 musicalement parlant. C’est sûrement lié à mes trois grands frères qui m’ont toujours influencé. Sinon, j’aime beaucoup le groove des percussions afro-cubaines et antillaises traditionnelles, je m’y inspire pas mal.

 

Tu as été invité par le collectif texture, peux-tu nous parler de ta rencontre avec eux ?

Je connais surtout Yann Polewka qui m’a introduit au reste du collectif par la suite. On a fait connaissance par hasard, sur les réseaux sociaux, au détour d’une conversation sur la House. Je connais un peu moins le reste du collectif même si je les suis pas mal sur le web. J’aime beaucoup leur projet. On fera plus ample connaissance dans le cadre du festival, ça va être cool.

 

Tu aimes mixer les styles : l’afro, la house, la deep house, la techno. Tu as notamment remixé Saa Magni de Oumou Sangaré. Qu’est-ce qui te passionne dans ce mélange de culture ?

Je n’aime pas les barrières dans la musique, et ce que je trouve intéressant c’est la possibilité de pouvoir faire le pont entre ces différents genres musicaux. Mais ce que j’apprécie tout particulièrement avec ces mouvements et cultures, c’est l’idée de partage, d’exprimer du feeling, c’est presque spirituel parfois. En fait, je suis très attaché à l’histoire de la House et de la Techno. A l’origine, c’était plus qu’un simple mouvement, avec des concepts de liberté, d’émancipation et tout un tas de revendications. Je veux pas faire le vieux mec relou, mais des fois j’ai l’impression que les gens s’en fichent un peu de nos jours qu’un artiste techno n’a pas le droit d’être engagé politiquement par exemple. Finalement, chez Oumou Sangaré tout comme Underground Resistance, il y a la volonté de faire passer un message puissant et lourd de sens, et j’aime cette démarche. Pour moi, la musique électronique ne peut être réduite à une strictly Dance Music.

 

Comment définirais-tu ton univers musical ?

Ça peut paraître méga abstrait, mais j’essaye de retranscrire certaines choses à travers la musique. Des pensées, des souvenirs, des lieux ou des personnes, le titre de mes tracks ne sont jamais anodins. Je suis quelqu’un d’assez introverti dans la vraie vie et je m’exprime plus facilement à travers la musique, c’est une partie de ma personnalité en fait. Si je devais catégoriser mes productions, je dirais que mes premiers morceaux sont plutôt housy, tandis que mon dernier EP en collaboration avec Blue Night Jungle et ceux à venir sont plus expérimentaux que d’habitude, même si le côté housy reste présent.

 

On te retrouve au Festival Maintenant pour l’Ambiance Électronique 2, tu connais déjà le festival ?

J’en ai beaucoup entendu parler oui ! Mais je ne le connais pas vraiment, à vrai dire je ne suis jamais allé en Bretagne… J’ai hâte de pouvoir y jouer et de le découvrir par la même occasion. Les artistes invités sont très bons et en adéquation avec le concept (Art Musique et Technologie), à l’instar de NSDOS par exemple que j’apprécie de par son passage chez Clekclekboom. Je trouve le concept sympa et je remercie encore Texture pour l’invitation !

 

Tu comptes nous préparer quoi pour ton set ?

Je jouerai mes vinyles préférés comme d’habitude, des vieux disques pas très connus que j’ai pu chiner dernièrement en Martinique et à Berlin, puis quelques morceaux qui traînent au fond de mon sampleur. En fait, je prépare très rarement mes sets à l’avance, je préfère jouer mes morceau en fonction du moment présent.

 

Quelles sont tes ambitions futures ?

Plus tard, je me verrais bien faire mes propres soirées, en dehors de Paris intra-muros, dans un lieu cool et original, où la musique prendrait le dessus sur les histoires de profits et de rentabilité. Ou alors créer un label, mais pour le moment je ne pense pas avoir la prétention ni la légitimité de pouvoir me lancer dans de tels projets. Je préfère me concentrer sur mes projets musicaux.

 

Un artiste avec lequel tu aimerais travailler ?

Un en particulier, c’est dur ! Mais je dirais Ben Cenac de Dream 2 science ou Kerri Chandler.

 

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Facebook : KabakaTexture
Soundcloud : KabakaTexture
Site : Texture

 

Interview réalisée par Timothy Gaignoux
11/07/2017

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