Menu

Publié le 30 août

Interview de LAAKE – Expérience 3 à la Bibliothèque des Champs Libres

Retrouvez la performance au piano de LAAKE dans l’Expérience 3 du festival Maintenant 2017, le vendredi 13 octobre.

En attendant, découvrez ce jeune artiste au travers de l’interview réalisée par Marion Vannier.

 

Comment t’es venue l’envie d’être musicien ?

Petit, j’ai pris des cours de piano, mais je n’aimais pas travailler. J’ai donc arrêté plusieurs années puis j’ai repris tout seul au collège.Je me suis mis à jouer et à improviser sans partitions, ce qui m’a apporté une réelle liberté. S’affranchir des règles du solfège était pour moi une évidence. A vrai dire, je ne sais aujourd’hui pas lire de partition, mais ça ne m’a jamais posé de problèmes jusque là !

 

Il y a beaucoup de piano dans tes créations. Dirais-tu qu’il s’agit là de ton instrument fétiche ?

Oui, Il est la pierre angulaire de mes compositions et tout mon live est organisé autour de lui.

 

Quelles sont tes références / inspirations artistiques ?

Je n’ai pas de références classiques à proprement parler, je me suis vraiment mis au piano adolescent, et à cet âge là j’écoutais plutôt du rock et du métal mais je n’étais pas du tout fermé aux autres styles de musique. Si je dois citer des références, je dirais John Hopkins pour l’électronique et les ambiances et Brandt Brauer Frick pour le côté « musique électronique jouée avec de vrais instruments ».

 

Quel est le processus de création de tes pièces ?

Je pars toujours du piano. J’enregistre en même temps que je compose pour garder la spontanéité d’une improvisation. Bien sûr, je retravaille les mélodies après, mais j’essaie de les garder les plus authentiques possibles. Ensuite je compose la rythmique, les synthés additionnels et les voix.

 

« Sensuelle », « énigmatique », « transcendante » sont des qualificatifs généralement donnés à tes créations, es-tu d’accord avec cela ? Quels sont les qualificatifs que tu aimerais qu’on leur donne ?

Ce sont des termes élogieux! Le piano est de base, un instrument de sensualité, la voix l’est également. Enigmatique ? Il y’a toujours une part de mystère et j’aime bien jouer avec, après, à chacun de ressentir et d’interpréter mes morceaux comme bon lui semble. Il y’a toujours une trame avec un début et une fin ce qui met également en lumière la dimension cinématographique de ma musique.

 

Le numérique a une part importante dans tes créations. Penses-tu qu’à notre époque, une part de numérique est nécessaire / obligatoire dans tous les domaines artistiques ?

Ce n’est pas obligatoire selon moi. Mais j’aime le mélange entre l’acoustique et l’électronique. La confrontation du côté organique de l’acoustique avec la dureté des machines est quelque chose que je trouve vraiment intéressant.

 

Tu as participé au printemps de Bourges, joué à Berlin, Paris, Brest et Lyon. Qu’est-ce que tu as pu décelé dans le festival Maintenant que tu ne pourrais pas trouver ailleurs ?

A vrai dire, c’est la première fois que je viens à ce festival. On m’en a dit énormément de bien alors forcément je suis ravi d’y participer. Je suis venu jouer sur Rennes il y a quelques temps pour un concert, et j’y ai rencontré un bénévole qui m’en a parlé en des termes élogieux. J’ai hâte de venir voir ça de moi-même !

 

Penses-tu que tes créations peuvent toucher aussi bien un public non initié qu’un public connaisseur dans ce domaine ? Laquelle de ces deux options te plait le plus ? 

Je pense que ma musique peut toucher tout type de public et c’est ça qui est intéressant. Les gens qui viennent à mes concerts sont de tous âges, le piano est un instrument universel, qui peut parler à tous. 

 

Tu préfères l’enregistrement ou les concerts ? Quelle configuration utilises-tu en concert ? 

Ce n’est pas comparable pour moi. Dans le processus de création, on apprend plein de choses, on expérimente. Mais je considère le concert comme l’accomplissement du travail de création. Je ressens autant de plaisir dans les deux configurations. Pour moi, le concert est la touche finale au processus de création, c’est là que l’on peut vraiment s’exprimer.

 

Quel effet cela t’a fait de te retrouver sur la playlist Piano Day de Nils Frahm et sur l’une des playlist de Spotify ?

Bien sûr, ça m’a fait plaisir. Nils Frahm est quelqu’un que je respecte énormément, et sa reconnaissance a permis de mettre en avant certains de mes titres, j’étais d’ailleurs cette année dans la programmation officielle du Piano Day pour un concert à La Marbrerie à Montreuil.

 

Quels sont tes projets à venir ?

Le 29 septembre je vais me produire en première partie de Malvina Meinier, une artiste très talentueuse – à l’Église Saint Bernard de la Chapelle. Le 13 octobre ce sera la sortie de mon EP « PIAANO » – et je prépare un album pour 2018. J’ai déjà commencé à composer quelques morceaux,. Je peux déjà vous dire que cet album sera plus symphonique, il y aura plus d’instruments mais le piano restera toujours au centre de mes morceaux.

 

Peut-on parler du tournage de ton clip en Islande ? Si oui, pourquoi as tu choisi ce pays pour illustrer ta pièce ?

Je recherchais un endroit dépouillé pour réaliser le clip de mon titre « Introspective » . Je souhaitais un endroit propice à l’introspection, où l’on peut ne croiser ni habitations ni personnes durant des heures. Et l’Islande, avec ses paysages grandioses et lunaires est le pays idéal. On a réalisé le clip à 2 avec un ami, fait le tour de l’île en 6 jours et très peu dormi mais on a profité au maximum de tout ce que le pays a de magnifique. Le clip sortira le 21 septembre.

 

Parlons de ton morceau un peu phare, Swell, d’où t’es venue ton inspiration concernant ce morceau ?

Ce qui m’a inspiré pour Swell ? À vrai dire, c’est le morceau qui m’a pris le plus de temps. J’ai pour habitude de composer en improvisant tout en enregistrant sur mon ordinateur, mais cette fois-ci j’ai vraiment passé plusieurs mois à composer uniquement avec le piano. Et ça m’a pris un temps fou car il n’est vraiment pas évident à jouer, j’ai du m’entraîner pas mal de temps avant d’obtenir un résultat satisfaisant. 

 

Quel genre de performance nous réserves-tu pour ta représentation lors de notre Festival Maintenant ?

Je vais présenter mon nouvel EP « PIAANO » dans une configuration simple : Piano à queue + Machines + micro voix. Les micros du piano passent dans ma carte son et je traite en direct le piano avec des effets que je gère avec différents contrôleurs midi.
 

 

Retrouvez LAAKE sur :

YouTube

Facebook

Twitter

Site officiel

Soundcloud

 

Interview réalisée par Marion Vannier

Autres actualités

Toutes les actualités

Inscription à la newsletter

Votre nom (obligatoire)

Votre prénom (obligatoire)

Votre ville (obligatoire)

Votre e-mail (obligatoire)

37fffe145b54fc044d74685b76d2dedbZZZ