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Publié le 14 septembre

Interview de Jean Terechkova – Ambiance Électronique – Festival Maintenant 2017

Un avant goût de la performance de Jean Terechkova pour l’Ambiance Électronique 4 du festival Maintenant 2017, dans cette interview.

 

Peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

Je m’appelle Anne-Sophie, j’ai 23 ans, ça fait 4 ans que je suis arrivée à Rennes, j’entame ma 5ème année. J’ai essayé les études mais ça ne marchait pas trop, du coup maintenant je travaille en intérim, je vis ma petite vie quoi.

 

Jean Terechkova sonne très masculin, qui est-ce ? Pourquoi avoir choisi ce nom de scène ?

Mon surnom c’est Jean depuis le lycée, j’ai que des potes mecs, ils m’appellent comme ça car pour eux c’est le masculin de Anne, donc ça faisait Jean-Sophie. Et Terechkova c’est pour Valentina Terechkova, la première femme qui a été dans l’espace et vu que je suis fascinée par l’espace, c’était un petit clin d’œil pour elle. C’est aussi un choix de ma part de casser l’image de la petite meuf qui est derrière les platines.

 

Comment as-tu atterri dans le milieu de la techno ? Qu’est-ce qui te passionne là-dedans ?

Mon premier festival c’était Nördik à Caen où j’ai pris une grosse claque. Et depuis ce jour j’ai vraiment découvert et appris à écouter la musique. C’est le côté assez brutal de la musique et en même temps mélodieux, c’est ça que j’aime bien. C’est assez contradictoire je trouve comme musique mais c’est ce qui me plaît.

 

Peux-tu nous décrire ton univers et tes inspirations musicales ?

Je suis plus dans la techno industrielle, c’est un style assez particulier parce que c’est très violent je trouve mais en même temps je fais pas ça pour être violente. C’est parce que j’aime cette musique et en parallèle je lui apporte une petite douceur on va dire avec des mélodies pour pas que ça soit que du boom boom. Perc c’est mon artiste référent, après je suis de plus en plus dans les musiques extrêmes, très rapides, un peu teuf, ça c’est ce que j’écoute en ce moment.

 

Comment se porte la scène électronique rennaise, toi qui t’es déjà fait une place ?

Plutôt pas mal, après c’est assez dur de se faire une place à Rennes, y a énormément d’artistes et de collectifs. Moi c’est un choix de ma part d’être toute seule, je ne suis dans aucune association et ça marche aussi bien pour moi que pour quelqu’un d’autre. Faut trouver son style et réussir à se faire une petite place.

 

Un collectif t’as déjà proposé de le rejoindre ?

J’ai mes copains qui sont de La Tangente, on en a jamais vraiment parlé, ça aurait pu être une évidence que je sois avec eux mais je préfère être seule.

 

Quels messages tu souhaites faire passer à travers tes sons ?

Je veux vraiment faire danser les gens, c’est agréable de les voir sourire, transpirer, danser. Moi-même quand je danse, j’oublie, on est vraiment dans la soirée, on est là pour la musique, c’est vraiment ce que je veux faire transmettre. Je suis danseuse de base, je dirais même que je suis plus danseuse que musicienne.

 

En novembre 2016, tu as remporté le Tremplin « Concert against Cancer », ça a été un déclic ce succès ?

Ça vraiment été l’étape on va dire. J’ai fait une date au Chantier avec mes potes de La Tangente et c’est là qu’un mec m’a remarqué et m’a programmé pour ce tremplin, que j’ai gagné. Pour moi c’était assez fou car jouer avec deux autres DJ qui avaient un petit peu de notoriété, qui avaient l’habitude, moi c’était ma première grosse date et au final j’ai gagné et depuis c’est vrai que ça monte en flèche pour moi.

 

Le 1988 Live Club commence à devenir ton QG, c’est un endroit que tu apprécies ?

On me demande souvent de venir jouer là-bas mais pour moi c’est vraiment un plaisir. C’est Sylvain Le Pennec qui m’a redemandé de jouer après le « Concert Against Cancer » pour une soirée avec AZF et depuis il me demande régulièrement quand il a un petit trou pour moi.

 

Rennaise que tu es, le Festival Maintenant ne t’est pas inconnu je suppose ?

Forcément depuis que je suis arrivée à Rennes, je vois Maintenant Festival un peu partout. Mais pour moi je le voyais un petit peu de loin, j’étais pas vraiment dedans, je ne suivais pas forcément les événements qui s’y passaient. Quand on m’a proposé d’y jouer, c’était pour moi un truc de fou, c’est vraiment le plus gros truc que je puisse faire pour l’instant en tout cas. Maintenant Festival ça a une grosse notoriété sur Rennes.

 

Tu te produis avec Vanadìs le 13 octobre prochain au Théâtre du Vieux Saint-Étienne. De quelle manière vous comptez nous ambiancer ?

Vu qu’on est deux c’est toujours un peu plus compliqué, il faut qu’on trouve un terrain d’entente. On a joué toutes les deux déjà au 1988 Live Club et c’est là d’ailleurs je pense qu’on a eu de bons échos et qu’on a voulu nous refaire jouer. Mais je pense qu’on partira sur le même style, c’est assez vénère car Morgane est aussi assez punchy. Le back-to-back c’est ce que je préfère, je trouve ça mieux de partager la scène avec quelqu’un et on sait jamais ce qui va arriver après donc c’est encore mieux je trouve.

 

Tu as des dates de prévu après Maintenant ? Des projets à venir ?

Une semaine avant j’ai une soirée à Lorient, c’est Submarine Project, une soirée contre le cancer du sein, c’est une cause qui me tient à cœur donc je suis contente d’y jouer. J’ai pas de projets pour l’instant, je me mets à la production en ce moment donc j’avance petit à petit.

 

> Soundcloud Jean Terechkova

 

Interview réalisée par Timothy Gaignoux

 

 

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